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Commando, Oh, Freddie Mercury !

Les années 1980 furent une période bénie pour les films d’action et de science-fiction avec notamment les très bons exemples que sont Rambo, Robocop, Terminator ou encore Predator.
Vous aurez noté que dans ces bon films cités, 2 y trouvent Schwarzy en tant qu’acteur principal. De fait, à cette époque, avoir l’Autrichien sur l’affiche d’un film assurait d’avoir de bonnes rentrées d’argent. Mais bien sûr, dans le lot, y’avait bien 1 ou 2 nanards. Et bien, Commando est peut-être un grand révélateur de la qualité de beaucoup de films d’action de cette époque: bourrins, cons, mal faits, mal joués. Et pourtant, quel bonheur !

Description du film

afficheTitre: Commando
Réalisateur: Mark L. Lester
Année de sortie: 1985
Acteurs principaux: Arnold Schwarzenegger, Vernon Wells, Alyssa Milano
Synopsis: Le colonel John Matrix (Arnold Schwarzenegger), ancien membre d’un commando d’élite, profite d’une retraite bien méritée avec sa fille Jenny (Alyssa Milano). Malheureusement, Jenny se fait capturer par l’ancien dictateur du Valverde, le général Arius (Dan Hedaya), qui lui ordonne de tuer le président actuel s’il tient à revoir sa fille vivante. Ce que Matrix ne sait pas, c’est que Bennett (Vernon Wells), ancien membre de l’équipe de Matrix, manipule le dictateur afin de se venger de son ex-colonel.

Moustacheu, moustaaaaacheu

Un jeu d’acteur dégueulasse. Oui, belle entrée en matière n’est-il pas ? Avant de parler de la réalisation, des effets spéciaux, etc…, il est bon de s’attarder sur la première grosse tare de ce caca ambulant, les acteurs.

En tête de gondole, on a Vernon Wells, qui a dû participer dans sa vie à un casting de sosies de Freddie Mercury.

bennett

Non mais regardez-moi cette tête d’illuminé ! Autant l’ami Freddie était un putain de chanteur, autant la moustache de Wells me gratte les yeux tout le long du film.

bennett2

Avec son gimmick de “Oh, regarde comment j’ouvre grand les yeux”, Wells est sûrement le pire acteur du film. Chacune de ses expressions faciales donne lieu à une grosse marrade, tellement ce mec ne sait pas jouer. Ah si, peut-être la démence, la folie… Enfin, pas tout le long du film merde !

Passons à Schwarzy. Comme à son habitude, notre Governator bien aimé est calé dans le registre du “Arh, tu as vu mon regard dans le vide et la pauvre variété de mon jeu d’acteur ? Je fais toujours pareil depuis Conan !! Arh arh arh !”. Oui, en même temps on lui en demande pas plus que ça, il ne joue pas dans “Les liaisons dangereuses” mais dans “Commando” hein… Donc, que dire de plus, qu’à part le fait que l’on voit plus ses muscles que sa grosse tête et qu’il sait quand même vachement bien tuer les méchants.

Vous avez pu remarquer une actrice bien connue désormais, Alyssa Milano ! Alors, on se calme, regardez bien la date de sortie du film, 1985. Donc, oui, c’est pas encore la Alyssa Milano de Charmed qui lance des pouvoirs magiques à base d’effets spéciaux moisis tout en mettant des décolletés plongeants, mais une gosse qui joue son rôle de gosse qui se fait enlever. Donc, c’est parti pour les sourires kromignons à son papounet (putain la scène de début où elle mange une glace avec son père…) et les appels à l’aide quand elle se fait kidnapper (bon elle dit quand même quelques gros mots, ce qu’il faut relever). Oui, sinon, elle ne sert pas à grand chose…

sully

On a aussi  toujours les fameux sidekicks inhérents à ce genre de film. Je vais pas tous les faire, j’en ai pas envie (je suis un déglingo !), mais un a toujours attiré mon attention, c’est Sully (David Patrick Kelly) ! Vous savez, ce genre de film où l’on devine aisément le caractère d’un personnage selon son faciès. Et bien Sully fait partie de ce type de personnage. Dès qu’on le voit, on sent le traître lâche et obsédé sexuel qui vendrait sa mère pour un Nuts (mention spéciale à son sourire “Je suis un mac et j’abuse de mes salariées”). Le film nous donne raison, Sully est bien tout cela. Je l’aime beaucoup car cet acteur résume donc à lui tout seul un gros défaut de ce film: prévisible (et mal joué, vous l’aurez compris).

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La dictée de Pivot

On saute du jeu d’acteur aux dialogues, car, vous le savez, un film d’action sans dialogues ben… Ah ouais, on peut s’en passer en fait, surtout quand le degré de conneries débitées atteint son paroxysme.

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Une habitude des films d’actions des années 1980-1990, était de lancer une catchphrase lors d’une scène d’action importante, histoire de la rendre culte (ou de désamorcer l’ambiance tendue de ladite scène).

Le problème de Commando, c’est que ce genre de catchphrase intervient tellement souvent et à un rythme tellement effréné que l’on croirait se trouver devant une comédie.

Les répliques sont, pour la grande majorité, assez crétines avec des vannes de sixième (ce qui permettra de passer une très bonne soirée rigolade entre potes !). Petit florilège:

Matrix et Sully:
-“Tu te souviens Sully, je t’ai promis que je te tuerai le dernier.”
-“Oui, c’est vrai, c’est ce que t’as dit !”
-”J’t’ai menti…”
-”WAAAAAAAAAAH !”

Matrix et Cindy:
-”Qu’est-ce que vous avez fait de Sully ?”
-”J’lai laissé tomber.”

Matrix:
-”J’avale 2 bérets verts au p’tit déjeuner. Et justement… J’ai très faim !!”

Jenny:
-”Oui mais ce s’ra encore plus chouette de le voir buter votre sale gueule…”

Matrix et terroriste:
-”Si vous voulez revoir votre fille il faut vous montrer coopératif. Vrai ?”
-”Faux !” BANG !!

Matrix:
-”Crache ta vapeur sale pourriture !”

Vous allez me dire “Oui mais c’est la VF qui veut ça. Dans la plupart des nanards, le doublage est mal gaulé”. Oui, mais non. Regardez en VO et vous verrez que les dialogues sont les mêmes… De plus, la VF est d’assez bonne facture, on est quand même sur un film avec un budget de 10 000 000 de dollars !

Muscles et terroristes

Mouiii, ce sont 2 mots qui me viennent à l’esprit en regardant le film de bout en bout, ça, et la moustache de Bennett.

Vous vous en doutez, le scénar tient sur un paquet de chewing gum, mais c’est pas non plus une raison pour piquer des idées de mise en scène chez Rambo (la caméra serrée sur la préparation militaire de Matrix et sur ses muscles).

Pffft, d’ailleurs la mise en scène… Les combats sont d’une balourdise… On a l’impression que tous les protagonistes se battent sur une planète où la gravité est 2 fois plus importante que celle de la Terre. Et vas-y que je te fous des coups de pied tout lent avec des bruitages de merde, et vas-y que je coupe la musique pendant ces combats (ce qui laisse une sensation un peu bizarre…). Bref, ces scènes de combat sont une occasion de voir la plupart du temps Casimir se fighter contre des Chamallows.

La scène de fin d’un film où le gentil combat le gros méchant se doit d’être l’apothéose de toutes les bastons du film. Et bien là, pas du tout, c’est peut-être même le contraire ! Même la scène dans la remise où Schwarzy trucide des terroristes à l’aide d’outils divers (fourche, lames de scie circulaire…) est plus intéressante (mais tout de même ridicule).

Non, à la place de cela on a le droit à une baston d’une rare mollesse, où l’on se demande comment Bennett pourrait avoir une chance avec son bide à bière et ses bras de fillette comparé au bodybuildé John Matrix. A noter le très joli juste au corps de Bennett, recouvert d’une fantastique cote de mailles (faudrait lui dire que le Moyen-Âge c’est terminé…).

Un des moments les plus jouissifs est sans doute celui où Matrix dégomme à la mitrailleuse des dizaines de terroristes qui protègent la résidence où Bennett se terre. Un grand moment de portnawak où la virilité atteint son paroxysme, où Schwarzy avance sur un rail en tirant n’importe comment et en touchant ses cibles à chaque fois. Et où, bien sûr, les terroristes tombent comme les Mexicains dans les Westerns.

Si on rajoute à tout ça les erreurs visuelles grossières, notamment les personnages en carton devant les bâtiments qui explosent (putain mais merde quoi, même quand j’étais gosse ça m’a sauté aux yeux ! Z’avaient pas assez de figurants ou quoi ??), Commando commence à accuser un nombre incalculable d’erreurs nanardes.

Et alors ?

Ben, on se marre mine de rien. Commando est une belle merde, oui, mais une belle merde nanarde, donc drôle au second degré. Des méchants pas charismatiques pour un sou, un jeu d’acteur très limite, des scènes d’action Made In Steven Seagal (Seal of Approval), et des dialogues totalement WTF font de ce film le porte étendard de toute une génération de films d’action pourris où le but principal sera de tuer des salops de terroristes.

Entre potes, avec quelques bières, des Curly, des cahuètes et des rires gras à base de blagues de beauf : ce sont les ingrédients d’une très bonne soirée en perspective devant ce chef d’oeuvre du 7ème art, je vous le garantis !

(A noter la Bande Annonce VF totalement pas raccord avec le film lui-même, notamment au niveau des dialogues et des doublages)

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6 commentaires sur “Commando, Oh, Freddie Mercury !”

  1. Thomas dit :

    Je trouve que ce gamin résume plutôt bien le film: https://www.youtube.com/watch?v=pLix4QPL3tY 🙂

  2. Kenshiro dit :

    Je me suis bien marré en lisant ton article Gwen ! Je ne me souvenais plus trop du film (à part le fait qu’Alyssa Milano jouais dedans, et le jeu pourri des acteurs), mais là, c’est bon, promis, la prochaine fois qu’ils le passent, je le regarde du début à la fin! ^^;

  3. Yop dit :

    Il est trop débile ce film mais j’adore ! Vivement que Schwarzy revienne au cinéma !

    Allez, c’est décidé mon prochain article sera sur Last Action Hero !

  4. paul dit :

    c’est vrai que c’est nul mais bon… ça reste trop bien quand même lol

  5. Marie dit :

    Ah ah ah !! Dans le genre j’aime beaucoup les répliques de l’effaceur !
    http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=15210.html

  6. MooM dit :

    Superbe article, je me souviens très bien de commando, les mecs sautaient tellement haut lors des explosions qu’il devait y avoir plein de trampolines partout, et je suis sûr que certains se sont viandé la gueule pendant le tournage.
    Pour ceux qui veulent suivre Alyssa Milano, elle a un compte Twitter et y raconte sa life de femme en cloque. C’est trop tard pour nous les amis 🙂
    Le sosie de Mercury : une vraie tête de salopard, qui s’appelait ‘bennet’

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