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New York 1997 – Los Angeles 2013

Il y a des films qui puent la classe, parce que le héros est charismatique, parce que le film possède une âme, parce que l’on sent l’implication du réalisateur. 2 de ces films font partie de cette catégorie, New York 1997 et Los Angeles 2013.

Je me souviens que la première fois que j’ai entendu parler de New York 1997, je n’étais pas trop motivé à le regarder (j’étais jeune, halala). Mais, quand j’ai vu que le réalisateur était John Carpenter, et que j’avais déjà vu The Thing, je n’ai fait qu’un bond.

Et j’ai eu raison, New York 1997 reste pour moi une oeuvre majeure, mon film préféré, un film unique qui m’a laissé des sensations que je n’ai jamais retrouvé ensuite, jusqu’à ce que je mette la main sur Los Angeles 2013, suite sortie 15 ans apres New York 1997, moins bon, mais quand même culte.

Description et Synopsis de ces 2 films

New York 1997

  • Titre : New York 1997
  • Titre Original : Escape from New-York
  • Réalisateur: John Carpenter
  • Année de Sortie : 1981
  • Acteurs Principaux :Kurt Russell, Lee Van Cleef, Donald Pleasance, Isaac Hayes…

Synopsis
Aux Etats-Unis, en 1988, toute la ville de Manhattan est devenue une prison gigantesque, à cause d’une hausse  de la criminalité de 400%. En 1997, le Président des Etats-Unis, possédant une mallette qui contient des données importantes, est capturé par les prisonniers de l’île, suite à un détournement de Air Force One, survolant l’île de Manhattan. Snake Plissken, un ancien soldat désormais prisonnier, est appelé, et n’a que 24 heures pour sauver le président. S’il échoue, c’est l’incident diplomatique et aussi sa propre mort qui l’attendent.

Los Angeles 2013

  • Titre : Los Angeles 2013
  • Titre Original : Escape from Los Angeles
  • Réalisateur: John Carpenter
  • Année de Sortie : 1996
  • Acteurs Principaux :Kurt Russell, Steve Buscemi, Georges Corraface, Pam Grier…

Synopsis
Un tremblement de terre en 2000 cause le détachement de la ville de Los Angeles du continent Américain. Au cours des années qui suivent, elle devient une prison pour toutes les personnes considérées comme bannies d’un gouvernement Américain totalement puritain. 2013, Cuervo Jones, un dangereux terroriste, exilé sur l’île, aidé par la fille du Président des USA, menace, à l’aide d’une simple télécommande dérobée au Gouvernement, de faire sauter les sources d’énergie sur toute la planète, grâce à un système satellitaire contrôlé par ladite télécommande. Encore une fois, Snake Plissken est rappelé à l’ordre, pour récupérer la télécommande.

« Appelez-Moi Snake… »

Snake Plissken

Alors pourquoi un tel engouement, une telle envie de parler de ces 2 films qui me font briller les yeux ? Tout d’abord, et le plus flagrant, c’est le personnage du héros, Snake Plissken, joué à merveille par Kurt Russell, que ce soit dans NY 1997 ou LA 2013.

L’anti héros parfait, ancien militaire devenu hors-la-loi, un bandeau sur l’oeil gauche, qui ne se marre pas des masses. Son point de vue sur la société c’est qu’il n’en a justement pas, il se fout de tout, ne pense qu’à sa propre survie, et quand il veut sauver quelqu’un, généralement, ce quelqu’un meurt…

En plus, le pauvre n’a vraiment pas de chance, il se fait toujours arrêter par les forces de l’ordre pour sauver un président ou récupérer une télécommande.  Il tombe toujours dans des villes complètement glauques, des no man’s lands où la loi du plus fort règne en maître.

Mais Snake, il a la classe, il n’aime pas se faire emmerder, il botte le cul des méchants et est fringué classe. Il a tellement la classe, le personnage est tellement charismatique, qu’il servira même de modèle pour « Solid Snake », le héros de Metal Gear Solid.

Et ses répliques… Avare en paroles, Snake ne parle généralement que pour envoyer des piques ou demander ce qu’il fout dans ce merdier. Ses répliques les plus connues sont :  « Appelez-moi Snake » (« Call me Snake » en VO) ou encore « Plus les choses changent, et plus elles restent les mêmes » (« The more things change, the more they stay the same »).

Kurt Russell est un acteur fétiche de John Carpenter. L’acteur et le réalisateur ont collaboré dans d’autres films tels que « The Thing » (énorme film d’horreur) ou encore « Jack Burton dans les Griffes du Mandarin » (énorme film de même, dans un tout autre contexte, totalement kitch).

Aller, pour le plaisir, voici un extrait vidéo de LA 2013, ZE scène culte du film selon moi :

« Jvais vous donner une chance, connards… », magique, tout simplement.

A noter que la voix française de Kurt Russell ressemble quasiment à l’originale.

John Carpenter is God

John Carpenter

Ouuuh, vous vous dites, : « il s’enflamme pas un peu celui là ? Comme les crêpes à la chandeleur ? » (vous allez subir mes vannes, c’est ainsi, et pleurez maintenant). Et ben je dis non ! Je ne m’enflamme point jeune lecteur prépubère (ou pas, Geek-Vintage, c’est Geek et c’est Vintage, les djeuns ne nous lisent peut-être point…).

Bon, c’est vrai que je pousse un peu en disant que John Carpenter est Dieu (il est vieux et a une moustache, ça compte pas ?), mais n’empêche que c’est un fucking réalisateur à qui tout jeune qui veut commencer doit le respect. John Carpenter a toujours été ce vieux rebelle du cinéma Américain, transgressant souvent les codes des films hollywoodiens pour tout envoyer balader. Et il le prouve encore avec ces 2 films.

Dans NY 1997 et LA 2013, Carpenter nous montre le côté amoral et sans scrupule des Etats-Unis. Les héros sont tous des anti-héros qui ont tous quelque chose à se rapprocher, la plupart sont lâches, méchants et surtout traîtres. La force de Carpenter, c’est de nous faire aimer ces personnes, héros ou ennemis, et de nous balancer tous leurs défauts (les présidents dans les 2 films sont loin d’être des anges…).

new york 1997

Si la direction d’acteurs tient la route, la réalisation elle-même n’est pas en reste. Carpenter arrive à nous faire aimer ces 2 films avec sa maîtrise de la caméra. Bien sûr, il ne réinvente pas la roue, mais cela suffit à nous accrocher les yeux à l’écran. Certaines scènes sont quand même assez cultes, surtout la traversée du pont truffé de mines dans NY 1997, un grand moment stressant où l’on ressent extrêmement bien la peur des protagonistes, ou encore la scène du terrain de basket ou Snake doit marquer des points pour s’en sortir vivant dans LA 2013.

Comme dit un peu plus haut, ce qui saute aux yeux dans le visionnage de ces 2 films, c’est la façon dont Carpenter se joue des codes hollywoodiens. Point de super héros gentil et blond, il vous livre Snake Plissken, un ancien militaire devenu hors la loi dans une Amérique totalement puritaine. Point de représentation magnifiée des présidents des Etats-Unis, ce sont tous 2 des salops et des lâches.

la2013

Point d’adoration des gros méchants non plus, ils sont au même niveau que la représentation de forces de l’ordre dans les Etats-Unis de Carpenter, sans scrupule, violents et injustes. Finalement, ce n’est pas les Etats-Unis que Carpenter n’aime pas, mais plutôt ceux qui la gouvernent. Il préfère  nous ressortir tout ce qui rend l’homme moins polissé.

Concernant l’image en elle-même, quand NY 1997 fait plus dans l’hommage au western, LA 2013 est plus tourné vers l’aspect BD. Cet aspect BD est renforcé par les effets spéciaux, nous dirons, non voulus, avec des images de synthèse qui ne s’intègre vraiment pas dans le film (oui, c’est moche et ça pique les yeux, mais le pauvre John Carpenter n’a rien pu faire, la société qui s’occupait des effets spéciaux ayant fait faillite…). Là ou NY 1997 nous montre une ville de New York sombre, glauque et mystérieuse, LA 2013 met en place un Los Angeles plus coloré, mais violent, dangereux et tout aussi glauque.

Bref, Carpenter a réussi à insuffler sa vision qui donne toute sa quintessence à ces 2 films. Je vous conseille de voir, dans le même style, un autre film du maître, Invasion Los Angeles (« They Live »), une petite pépite qui mérite le détour :

A noter que Carpenter a signé, comme pour la plupart de ses films, la musique culte de NY 1997, reprise dans LA 2013.

Et les seconds rôles ?

Lee Van Cleef

Enfin, comment ne pas parler des seconds rôles dans ces 2 films ? Ils en sont aussi la subtance essentielle. En commençant par NY 1997, on peut retrouver Isaac Hayes (dans son rôle du Duc de New York, un rôle qui lui va à merveille), Lee Van Cleef (Incroyable et magnétique en Bob Hauk), Donald Pleasance (Le Président qui se découvre un semblant de « bravoure » en toute fin du film, mais qui tient bien son rôle de Président peureux et incapable d’agir). Enfin, on peut trouver Adrienne Barbeau (Maggie, la compagne de « Brain », l’assistant du Duc joué par Harry Dean Stanton). A noter qu’à l’époque, Adrienne Barbeau était mariée à John Carpenter.

La force de ces seconds rôles est qu’ils ont tous une « gueule » faite pour le film. Carpenter a préféré engager des acteurs moins « starifiés », ajoutant à ce film ces personnages totalement en accord avec la situation de New York.

Adrienne Barbeau

Isaac Hayes est fait pour le rôle du Duc, cela se voit à l’écran (sa façon de jouer la suffisance et l’autorité me cloue !), Lee Van Cleef joue très bien le très manipulateur Bob Hauk. C’est ce dernier, d’ailleurs, qui impressionne le plus. Ben ouais quoi, Lee Van Cleef les gars, il vous regarde, il vous tétanise !

Quant aux autres précités, ils font ressortir, comme dit plus haut dans cet article, la lâcheté et le désespoir d’une bande de pieds cassés qui n’ont quasiment plus aucun espoir de s’en sortir. Bref, on peut dire que la moelle épinière du film sont ses seconds rôles, surmontée par la prestance et la présence de Kurt Russell.

Stacy Keach

Dans LA 2013, les seconds rôles sont aussi présents, mais on sent plus que le film tient sur les épaules de Kurt Russell. Malgré tout, on a encore affaire aux même types de seconds rôles que dans NY 1997 : des acteurs qui ne font pas partie du  « star system ».

En effet, et là, déjà, on s’incline mesdames et messieurs, Monsieur Steve Buscemi en tant que Eddie (« Salut Snake, moi c’est Eddie, l’ami des stars ! »). Et ouais, moi aussi j’étais sur le cul. L’on retrouve aussi Pam Grier dans son rôle de Hershe Las Palmas (ancien « collègue » de Snake Plissken) et Georges Corraface dans le rôle du méchant principal, Cuervo Jones (moins percutant que Isaac Hayes cela dit, mais tout aussi vicbrucecampbellelard et sans scrupule).

Et je vous garde le meilleur pour la fin… Bruce Campbell ! Oui ! Bruce Campbell, les Evil Dead et plus récemment Bubba Ho-Tep (le film d’horreur avec Elvis, je vous ordonne de le voir !). Dans LA 2013, il tient le rôle du chirurgien de Beverly Hills qui utilise les organes et peaux des personnes qu’il a capturé et les récupère pour effectuer son travail. Un petit rôle, mais un bon rôle de sadique.

A noter, j’ai aussi un gros coup de coeur dans ce film pour Stacy Keach, qui joue le rôle de Malloy, celui qui coordonne l’entrée de Snake Plissken dans Los Angeles. Il respecte les valeurs puritaines imposées, et les accepte même volontiers (sa phrase culte, « Une nation de non-fumeurs. Pas de cigarettes, pas d’alcool, pas de drogues, pas de femmes. A moins bien sûr d’être marié. Pas d’armes, pas de langage grossier, pas de viande rouge…Une terre de liberté », me laisse toujours un sourire au coin des lèvres), mais d’un autre côté il respecte aussi Snake Plissken et est confiant sur la réussite de sa mission.

Enfin, je terminerai avec le Président, ultimement plus lâche et autrement plus puritain que celui de NY 1997 joué par un Cliff Robertson en adéquation avec son rôle. Bref, on a ici une belle brochette de seconds rôles qui nous font aimer encore plus LA 2013.

SteveBuscemi

Alors alors, tu veux en venir où jeune éphèbe ?

A ton avis ???? Hanlala, mais gentles dames et gentilhommes, regardez NY 1997 et LA 2013, et regardez-les dans l’ordre (ben oui, vous savez, desfois, c’est pas aussi simple !). Je ne vous force à rien mais je vous dis juste que vous louperez 2 films à l’ambiance unique, un Kurt Russell au plus haut et des seconds rôles énormes. Sur ce je m’en retourne embrasser ma photo de Kurt Russell, meuh oui t’es trop beau, malgré que ces derniers temps, t’as pris un peu de bide mon cochon !

Ah oui, quand même, les bandes annonces  !

New York 1997 :



Los Angeles 2013 :

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5 commentaires sur “New York 1997 – Los Angeles 2013”

  1. Toast dit :

    Ah lala, je m’en souviens comme de ma première turlutte
    (ça c’est pour le côté vintage)
    Kurt Russell n’en finissait plus de tout faire pêter dans
    mon bon vieux tube cathodique.
    Et pourtant… depuis 1996…. rien.
    Comme si snake plissken avait définitivement réussi à s’échapper des studios de la Parammount.

    Oui mais voilà, la KDEA* aurais mis la main sur le fugitif et annonce pour 2011 la parution d’un long métrage très inspiré du personnage de John Carpenter !!
    Russell Kurt EST Snake Pliskin dans « Metal Gear Solid » [the movie].

    Mais où c’est qu’ils vont chercher tout ça ???

    *:Konami Digital Entertainment America

  2. duche dit :

    tu as raison
    john carpenter is god

  3. yamarendan dit :

    Un article très fouillé. Génial la deuxième partie où les seconds rôles sont détaillés avec leur implication dans différents films. Ce dossier donne une sérieuse envie de se refaire ses deux perles du cinéma (et me confirme aussi que je suis pas le seul à trouver Bubba Ho-tep ultra culte même si là on part sur un autre sujet)

  4. romu dit :

    perso, ce que je trouve de plus bluffant dans LA, c’est le coup de l’allumette a la fin ^^

  5. Ag dit :

    Eh ben je l’ai revu il y a peu NY 1997, car justement j’en avais gardé un bon souvenir et je voulais le revoir, et, j’en suis navrée, j’ai été déçue… Mais je pense que le bon souvenir que j’en avais c’était surtout pour LA! Néanmoins ça m’empêchera pas de le conseiller aux incultes soucieux de l’être moins, ne serait-ce que pour la panoplie d’acteurs!

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