Scoop it Geek Vintage
Page Facebook de Geek Vintage
Twitter

Suspiria, Dario Argento fout les boules

Dario Argento n’est pas forcément le réalisateur auquel je pense forcément quand je veux me regarder un bon petit film horrifique. Mal m’en prend, car Suspiria est une petite merveille d’horreur. Et c’est le seul film de Dario Argento que j’ai vu.

Description

Titre: Suspiria
Réalisateur: Dario Argento
Année de sortie: 1977
Acteurs principaux: Jessica Harper, Joana Bennett, Stefania Casini, Udo Kier
Synopsis: Suzy Banner (Jessica Harper) est une jeune Américaine qui débarque à Fribourg pour y suivre des cours de danse dans un prestigieux institut. Dès son arrivée à l’établissement, en pleine nuit, elle aperçoit une jeune femme s’enfuir de l’institut. Les évènements étranges s’enchaînent, l’ambiance devient pesante jusqu’au jour où une élève de l’institut est sauvagement assassinée.

Une première expérience

Comme indiqué plus haut, c’est la seule oeuvre de Dario Argento qu’il m’ait été donné de voir jusqu’à présent. Je parle “d’expérience” car le réalisateur est réputé pour ses films à l’atmosphère ultra angoissante et baroque, avec des scènes de meurtre souvent d’une extrême violence et sans concession pour le téléspectateur.
Il est aussi connu pour être un maître dans le genre du “Giallo”. Le Giallo est un genre de cinéma mélangeant horreur, policier et érotisme.


Pour une première expérience “Argentesque” (néologisme assumé, poil aux tétés), je peux dire que ce fut une bien grosse claque, comme celle que donne Jean-Jacques à une demoiselle seins nus et vomi au coin de la bouche dans un bar de strip-tease sordide du Wyoming.

Tout le malaise du Giallo y est ici bien représenté. Les scènes de meurtre sont assez insupportables à regarder, non pas qu’elles soient spécialement gores en soi, comme par exemple les films d’horreur japonais avec leurs yeux qui explosent et une dose d’hémoglobine non négligeable, mais la mise en scène fait tout le travail.

Une réalisation de maître

Oui, la mise en scène d’Argento nous rappelle qu’un bon film d’horreur, ce n’est pas forcément des nanas aux gros seins qui hurlent comme des connasses quand un méchant serial killer les poursuit, ou des jeunes abrutis qui se rassemblent dans une maison abandonnée pour faire des partouzes et accessoirement se faire charcuter par les ploucs du coin, non, c’est aussi et surtout une intelligence dans le travail de l’image et du son.

Putain de bordel de merde ! Mais quel chef d’oeuvre ce film au niveau de… (presque) TOUT !

Jamais un film ne m’a autant impressionné au niveau de la mise en scène, et le travail sur la photographie est juste énorme. Ce travail se ressent beaucoup dans le film, avec des décors totalement baroques et un cercle chromatique utilisé à son paroxysme. On passe à des ambiances rouges, vertes, bleues, tout ça sans aucune sensation d’illogisme.

Les mouvements de caméras utilisés relèvent du génie, Argento voulant expérimenter tout ce qui lui passait par la tête et tout ce qu’il était possible de faire avec sa caméra.

Un exemple parmi tant d’autres est celui de la scène où le pianiste aveugle de l’institut se fait sauvagement attaqué par son chien, cette scène alternant magistralement les plongées, contre plongées, plans d’ensemble et gros plans. De plus, un plan “vue d’oiseau” est utilisé, le téléspectateur voyant ce que voit une créature ailée du haut de la place.

Un film qui fout les chocottes

Que serait ce film d’horreur sans sa bande originale bien flippante ?


Le groupe Goblin a été choisi pour composer la bo du film, et on peut aimer ou détester, mais il faut avouer qu’elle s’adapte magnifiquement bien à l’univers du long métrage.
Ce groupe affectionne tout particulièrement les discordances et les voix humaines déformées. Tout le film est ambiancé par cette musique étrange et bien entendu flippante.

Une des premières scènes de meurtre n’est composée quasi exclusivement que de voix humaines bizarres et de sons de tambour plus ou moins forts.
Il faut signaler que la musique fait partie intégrante du film à tel point que le volume de celle-ci est extrêmement élevé dès qu’elle se fait entendre, bien plus que les effets sonores de l’oeuvre.

Angoisse

Un conseil, ne regardez pas Suspiria tard le soir dans une pièce non éclairée, à moins de vouloir se faire peur.

Angoissant à souhait, ce film est un chef d’oeuvre, une oeuvre majeure du cinéma réalisée de main de maître par Argento. On ne peut qu’applaudir devant une telle inventivité et une telle maestria.

2 petits bémols à signaler tout de même, mais qui ne doivent pas vous rebuter à voir ce film: l’histoire pas vraiment travaillée, ainsi que le jeu d’acteur digne des plus grandes heures de gloire des séries AB.

Pour le reste, c’est du tout bon, un film flippant, stressant, angoissant, qui vous mettre peut-être même mal à l’aise.

N’oubliez pas les sacs à vomi au cas où…

Encore de(s) article(s) ...

Wayne’s World Mega teuf, giga teuf, Excellent !

Dis Wayne, t’as déjà trouvé Bugs Bunny sexy quand il s’habillait en fille et qu’il ressemblait à une lapine

Dans la catégorie Narnar réussi, je vous présente aujourd’hui les deux volets de Wayne’s World, deux grands classiques de Mike Myers, avant son énorme succès avec Austin Power.

Pour ceux qui ne connaitrait pas, nous suivons les aventures de 2 jeunes adultes totalement décérébrés et dégénérés, fans de hard rock et de métal.

Pair et Impair : le meilleur nanar de Bud spencer et Terence Hill

Pair et impair est un vrai super nanard italien des années 70 ! Ce film est une vraie catastrophe, mais dans le bon sens du terme.

Pair et Impair est une comédie réalisée par Sergio Corbucci et sortie en 1978 (en toute franchise, je pensais qu’il datait du milieu des années 1980).

A mon sens, ce film est une pure réussite dans la filmographie du duo culte Terence Hill et Bud spencer.

L’histoire est pourtant très légère et complètement loufouque (c’est peu dire !). Johnny Firpo (joué par Terence Hill) se voit charger d’une mission de la plus haute importance : mettre fin aux agissements d’un gang de bookmakers clandestins avec à leur tête Paragoulis.

Le Kid de Cincinnati, le tout premier film sur le poker

Reprenant la plupart des codes apparus dans le film de 1961 de Robert Rossen, L’Arnaqueur, avec Paul Newman en jeune ambitieux et prodige du billard voulant devenir le meilleur joueur des USA et affrontant le grand champion national pour ce faire, Le Kid de Cincinnati, sorti en 1965, et réalisé par Norman Jewison, suit une trame légèrement similaire, mais en plaçant cette fois-ci l’intrigue autour d’un joueur de poker.

Les films cultes pour ados de John Hugues des années 80 / 90

Ce nom ne vous dit peut être rien, mais si vous aviez entre 8 et 15 ans dans les années 80-90 vous avez obligatoirement adoré un de ses films ! John Hugues est le réalisateur, scénariste ou producteur d’un grand nombre de films cultes pour ados des années 80-90.

A vrai dire, mon premier souvenir au ciné, c’était pour un de ses films (en tant que scénariste), et pas des moindre : le cultissime « maman j’ai raté l’avion » (Home Alone) sorti en 1990 avec Macauley Culkin.

Bon autant le dire tout de suite, John a fait pas mal de ce que l’on pourrait appeler poliment des « grosses bouses », comme Beethoven, Denis la Malice, …

Quel film vous a fait commencer le poker et/ou les jeux en ligne ?

Je l’avais loué en VHS à l’âge de 15 ans, quelques mois après sa sortie, dans le vidéo club de ma ville. L’âge de visionnage d’un film est simplement fondamental pour avoir ce déclic : trop jeune, on passe à côté du sujet et trop vieux, c’est trop tard !

Le pitch de départ :

Mike McDermott est un jeune joueur de poker et un étudiant en droit. Un soir, il perd toutes ses économies pendant une partie face à Teddy KGB. Il renonce aux cartes cette nuit-là. Mais, son meilleur ami, l’Asticot, sort de prison peu après et doit rembourser ses dettes…

2 commentaires sur “Suspiria, Dario Argento fout les boules”

  1. Retroblogueur dit :

    Sympa cet article, tout y est, y compris la fantastique BO des Goblins.

    Ce film est effectivement un chef d’oeuvre. C’est Mad’ qui m’a convaincu de m’y mettre et comme toi, j’ai pris une claque. Je l’ai récemment chopé dans la collection « les introuvables » de WildSide en DVD, je la conseille à tous, le traitement des couleurs est merveilleux.

    En ce qui me concerne, la flippe, je l’ai eu chez Argento avec Profondo Rosso (Les Frissons de l’Angoisse chez nous) – incontournable !

  2. Gégé dit :

    Suspiria est en effet assez sympa mais parmi la cinématographie de de Dario Argento, j’avais préféré les Frissons de l’Angoisse Peut-être encore plus effrayant, je pense.

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.